Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 07:35
L'épisode Jean Sarkozy à l'Epad nous rappelle que nos élus, ceux qui sont sur le point de désigner  le fils du Président de la République d'abord comme administrateur, puis comme président de l'Etablissement public pour l'aménagement de la région de la Défense, se soucient bien plus de répondre aux exigences de ceux qui dirigent leur parti qu'à celles de leurs concitoyens. À quand des élections permettant une juste représentation et responsabilisant réellement les élus ?
 
Le communiqué d'AL (10 octobre 2009) :
 
« Jean Sarkozy : le népotisme à la française ? »
 

« Alternative Libérale s’oppose fortement à la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad et rappelle que le népotisme ne peut avoir sa place dans un Etat de droit. Seules les compétences et l’expérience doivent entrer en ligne de compte pour les nominations à la tête des administrations et établissements publics. »

 

« L’annonce faite du soutien de la majorité UMP-NC au Conseil général des Hauts de Seine à la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad, établissement public gérant l’espace de la Défense, ne peut que choquer tant le soupçon de népotisme est fort.

 

« Pour quelle autre raison un jeune homme de 23 ans, sans diplôme ni expérience professionnelle pourrait-il être nommé à un poste de telle responsabilité ?

 

« Le népotisme, autre pan de la corruption, est une gangrène pour les sociétés démocratiques. Ceux qui, sous couvert de « servir », choisissent d’abord de « se servir » érodent la confiance de nos concitoyens dans leurs élus. Les élus ne sont pas les propriétaires des administrations qu’ils gèrent et la nomination de proches est absolument inacceptable.

 

« Peut-on être Sarkozyste sans soutenir Jean Sarkozy dans une nomination trop précoce ? C’est toute l’équation posée à la conscience des élus des Hauts-de-Seine.

 

« Alternative Libérale demande une transparence accrue des procédures de nomination à la tête des administrations, entreprises et établissements publics et la mise en place de critères de compétences. Quant aux élus reconnus coupables de népotisme, comme pour tout type de corruption active ou passive, l’inéligibilité à vie doit devenir la règle. »


Par Matthieu Longobardi - Publié dans : Institutions - Communauté : Le Club des Citoyens
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 14:36

La question de retraites est une question récurrente dans le débat public. Certainement parce que personne n'a vraiment voulu la traiter jusqu'au bout.

 

C'est une question complexe, qui touche des sujets sensibles, voire tabous : espérance de vie, vieillesse, pénibilité du travail.

 

Mais la façon dont le débat est posé montre l'impasse où mènent les solutions collectivistes. Non, il n'est pas raisonnable, ni même juste, de demander à ce que chacun travaille le même nombre d'années.

                                                                                                                                                                  

Cela relève de l'évidence : tout le monde n'a pas la même espérance de vie, et celle-ci dépend notamment du métier exercé.

 

Par ailleurs, deux individus ayant la même espérance de vie peuvent avoir des souhaits différents pour leur retraite : arrêter de travailler plus tôt, quitte à recevoir une pension plus faible ; cotiser plus pour pouvoir recevoir une pension plus importante ou travailler moins longtemps... Je ne considère pas pertinent d'imposer un modèle, que ce soit au nom de la "valeur travail" ou de la "répartition du travail". Je revendique pour chacun le droit de juger ce qui lui convient.

 

Faut-il pour autant mettre en place un système et une administration complexes pour calculer et prendre en compte ces différences d'espérance de vie, et offrir le choix entre de nombreuses formules, souples, pour que chacun puisse faire son choix ?

 

Pourquoi pas, mais les assureurs disposent déjà des outils pour faire ces calculs. De plus, la concurrence entre eux permettra à chacun d’obtenir la solution qui est le plus à son avantage, selon ses propres critères.

 

Une bonne gestion du risque repose aussi sur une diversification des moyens employés pour s’assurer un revenu futur. Il n’est pas très sain de concentrer sur un seul système l’ensemble de son épargne retraite : pourquoi ne pas laisser chacun répartir cette épargne entre différents organismes proposant une retraite par répartition ou par capitalisation.  Cela permettra en outre à chaque personne de gérer la préparation de sa retraite en fonction de sa sensibilité au risque.

 

Nous aurons ainsi une infinité de régimes spéciaux : des solutions individuelles, adaptées à la personnalité et au profil de chacun.

 

Bien sûr, ce sujet est aussi particulièrement complexe parce qu’il faut gérer la transition, l’héritage des décisions du passé : des millions de personnes ont cotisé pendant des dizaines d’années, de façon obligatoire, pour financer les pensions des retraités de l’époque. L’État, via les organisations paritaires, n’a pas provisionné l’engagement qu’il prenait, en échange, de verser à l’avenir des retraites à ces cotisants. Il faudra pourtant bien les verser.

 

Pour financer cette dépense à laquelle l’État s’est engagé – au moins moralement – sans en assurer le financement, on peut envisager la mise en place d’un droit de sortie pour ceux qui souhaiteront quitter le système actuel. Ce droit de sortie permettra à la fois de financer les pensions des retraités actuels et de donner la possibilité à ceux qui le souhaitent de continuer à bénéficier de ce système.

 

Par Matthieu Longobardi - Publié dans : Assurances sociales - Communauté : Pour un libéralisme humaniste
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 00:01

L’été a été favorable à la gauche. Grâce aux interventions de Manuel Valls et d’Arnaud Montebourg pour secouer la machine, le PS a structuré son débat interne, et il a arrêté de subir l’actualité : il la fait. Il est sorti des réactions stériles, prévisibles et systématiques aux annonces du gouvernement, pour se lancer pleinement dans la préparation des élections de 2012.

 

Le débat est passionnant : positionnement, forme des primaires, axes de communication, alliances… Tout est ouvert, et cela promet deux années de débat très riche.

 

Cette fois, le débat est à gauche, et c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent faire vaciller l’UMP conservatrice : le moment est venu de rebattre les cartes et de redessiner le paysage politique.

 

La gauche qui en sortira pourra-t-elle être libérale ? Le terrain est favorable, les idées avancent, la création du Parti de Gauche à l’extérieur du PS le libère, mais il reste de nombreux obstacles à franchir sur la route de la Liberté, comme Martine Aubry nous le confirme à chaque intervention.

Par Matthieu Longobardi - Publié dans : Paysage politique - Communauté : Le Club des Citoyens
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 23:01
Je vous recommande l'exposition « Né dans la rue — Graffiti », très intéressante pour découvrir l'histoire de ce mouvement, et son actualité.
 
La remise en question des règles de nos sociétés par les graffeurs conduit à s'interroger sur celles-ci, et leurs conséquences.
 
Publicité, propriété, gratuité, visibilité, art, uniformité des règles d'urbanisme... Autant de thèmes de réflexion.
 
À voir, et à suivre !
Par Matthieu Longobardi - Publié dans : Expositions - Communauté : Ouvrez-vous
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 23:05

Le communiqué d’AL :

« Alternative Libérale sera présente dans le cortège de la Marche des Fiertés, qui se déroule samedi. Le parti libéral y portera un double message : l'appel à la dépénalisation universelle de l'homosexualité, qui est encore réprimée par plus de 80 États dans le monde, et à l'égalité entre tous face à l'union civile et à l'adoption. »
 
« De nombreux militants et représentants d'Alternative Libérale, dont sa présidente Sabine Herold, seront présents samedi dans le cortège de la Marche des Fiertés.

« Leur message est d'abord la dénonciation de la pénalisation de l'homosexualité dans plus de 80 États dans le monde, dont certains la punissent de mort. Les libéraux soutiennent la demande de dépénalisation universelle de l'homosexualité.

« Alternative Libérale demande par ailleurs à l'État français l'égalité face à l'union civile et à l'adoption. Nous proposons, en substitution au mariage civil, une union civile sans distinction de sexe et sans obligation de passer à la mairie autrement que pour informer l'état civil de ce contrat d'union.

« Pour les familles homoparentales, nous souhaitons ouvrir la possibilité d'adopter des enfants et de partager l'autorité parentale entre les conjoints, notamment pour supprimer le risque que courent les enfants d'être séparés de l'un de leurs parents en cas de séparation ou de décès de l'autre.

« Loin d'une quelconque "promotion", qui n'aurait aucun sens, mais au-delà des revendications en termes d'égalité des droits, Alternative Libérale voit dans cette manifestation une mobilisation pour la défense d'un principe libéral fondamental : la dignité de chaque individu.

« Le départ de la Marche a lieu samedi 27 juin à 14h. Le rendez-vous pour Alternative Libérale est au 38 boulevard du Montparnasse. »

Par Matthieu Longobardi - Publié dans : LGBT - Communauté : Les libéraux français
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