Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 21:07
Au Parlement Européen, démocrates et libéraux se battent pour que les petits groupes politiques puissent continuer à exister, alors qu’ils sont menacés par une proposition soutenue par le Parti Socialiste Européen (dont est membre le PS) et le Parti Populaire Européen (dont est membre l’UMP).
 

Le communiqué de presse de l’ALDE (le 26 mai 2008) :

« Les petits groupes politiques ne doivent pas être interdits au Parlement européen »

« Andrew DUFF (LibDem, Royaume-Uni), porte-parole de l'ADLE pour les Affaires constitutionnelles, s'oppose à la manoeuvre visant à limiter lors de la prochaine législature le nombre de groupes politiques au Parlement européen.

« La commission des Affaires constitutionnelles se prononcera en effet le 27 mai sur une modification du seuil de députés requis pour constituer un groupe parlementaire. Aujourd'hui, en vertu de l'article 29 du Règlement intérieur du Parlement européen, un groupe doit comprendre au moins 20 élus, originaires d'au moins un cinquième du nombre d'Etats membres de l'UE. La proposition de modification avancée par Richard Corbett (PSE, Royaume-Uni) porterait ce seuil à 30 élus issus d'au moins un quart des Etats membres.

« Andrew Duff considère qu'une telle disposition reviendrait à interdire des groupes tels que l'UEN ou Ind Dem. "Quoique l'on pense de leur politique" souligne Andrew Duff, "il est incontestable que ces petits groupes représentent un fraction de l'opinion publique européenne. Nous vivons dans une Europe diverse et si le Parlement européen doit devenir le forum de la démocratie parlementaire post-nationale, toutes les opinions minoritaires doivent pouvoir s'y exprimer de manière proportionnelle".

« "La proposition de M. Corbett n'est pas recevable. Il n'est pas souhaitable d'installer la domination du PPE et du PSE. Ils disposent déjà de nombre des leviers de pouvoirs dans cette maison pour influencer à leur guise le travail législatif".

« "De précédentes réformes procédurales ont déjà effectivement limité la capacité de minorités extrémistes de perturber les activités parlementaires.

« Je ne pense pas que nous devons aller plus loin, et je ne suis pas sûr que les propositions de M. Corbett répondent aux vrais problèmes".

« "Si les petits groupes venaient à disparaitre, de nombreux eurodéputés, malgré des opinions divergentes, seraient contraints de rejoindre un grand groupe ou devraient se résigner à siéger avec les non inscrits. D'une manière ou d'une autre, le Parlement gagnera surtout en incohérence". »

Par Matthieu Longobardi - Publié dans : Paysage politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche sur ce blog

Derniers articles

Liste complète

MLG

logoMLG 

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés