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Alors que les plans de relance se succèdent, il n’est pas vain de rappeler que, pour permettre la reprise, les Etats doivent s’employer à réduire leur champ d’action. Les individus, qu’ils soient investisseurs ou consommateurs, sont les mieux à même d’identifier et de favoriser les secteurs et les entreprises qui porteront la croissance future, au cas par cas et localement.
Depuis quelques semaines, il ne se passe pas un jour sans que des plans de relance et autres mesures gouvernementales soient annoncées. Quelques dizaines de milliards d’euros en France, quelques centaines de milliards de dollars aux Etats-Unis : tous les robinets sont ouverts.
Pourtant, cet argent ne tombe pas du ciel : il est pris à certains pour donner à d’autres (par l’impôt), ou pris à l’avenir (par la dette), hypothéquant un peu plus la reprise.
Dans un cas comme dans l’autre, on ne fait que concentrer les ressources sur les problèmes les plus visibles, en pénalisant ce qu’on ne voit pas : la multitude taxée, ou l’avenir.
Les marchés ne s’y trompent pas : on les voit s’enfoncer à chaque nouvelle annonce d’intervention des pouvoirs publics. Les investisseurs se souviennent, mieux que les décideurs politiques, que ces interventions ne font que prolonger la crise, si ce n’est l’aggraver.
Il faut donc cesser les « sauvetages » étatiques : les gouvernements doivent se concentrer sur les réformes leur permettant au contraire de réduire leurs dépenses et leur périmètre, afin d’accélérer la reprise.
Sur ce sujet, voir aussi le communiqué d’AL (en novembre) : Politique de relance : les vieilles recettes ne vont pas aux nouvelles crises.