Blog de Matthieu Longobardi
On évoque souvent le « train de vie » des partisans de la redistribution, en disant que cela ne correspond pas à leur discours de critique des inégalités, qu’ils devraient plutôt distribuer l’argent dont ils disposent, s’ils voulaient être cohérents.
Mais ce raisonnement est un raisonnement libéral : faites, à votre échelle, ce que vous estimez juste ; en vous organisant en associations, par exemple. Ce n’est pas le raisonnement des étatistes, qui considèrent que c’est à l’Etat de faire, et que tout ce que l’Etat n’a pas prélevé par l’impôt n’a vocation à ne servir qu’à soi-même : c’est la répartition qu’Il a voulu. Tant que la « redistribution » n’est pas imposée à tous, elle n’a pas vocation, selon eux, à s’appliquer à ceux-là même qui la défendent.
Tous les interventionnistes ne font sûrement pas explicitement ce type de raisonnement. La plupart de ceux qui se situent à gauche soutiennent malgré tout des associations, par exemple. Mais cette logique peut expliquer des situations choquantes au premier abord.